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L’histoire de la guitare

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L’histoire de la guitare

Le premier instrument de musique nacquit à l’ére de l’age de pierre c’est à dire il y a plus de 15 000 ans. On découvrit de cette époque des instruments de musique qui se trouvent éparpillés dans les musées mondiaux. Les deux instruments de musique les plus anciens découverts sont le sifflet et le racle. Ils proviennent de la grotte de Pékarna en Moravie. Le sifflet était un simple bout d’os de renne vide auquel se rajoutait une embouchure à l’extrémité permettant de souffler dans l’os afin de produire un son. Dans un premier temps ces sifflets s’utilisaient uniquement au cours de la chasse puis l’homme préhistorique se familiarisa avec l’instrument, l’aima de plus en plus et finit par rajouter de nouvelles embouchures pour optimiser son rendement sonore. Il commenca alors à jouer de la musique pour se divertir. Le sifflet se révéle être le précurseur des instruments à vent. Il est trés proche de l’actuelle flute à bec dont quasiment tous les français apprirent à jouer à l’école. Le racle bien qu’également composé d’os de renne, était beaucoup plus élaboré que le sifflet. Cette fois l’os de renne était plein et taillé en dent de scie afin que frappé rythmiquement par une baguette en bois une grande variété de notes soit produites. Le racle fut le précurseur des instruments de la famille des percussions. Au sein de ces deux familles nacquirent d’autres instruments tels que des tambours en argile et des gongs en néphite. Nous avons trouvé des instruments préhistoriques dans de nombreux continents de notre planéte Terre comme en Afrique, en Asie et en Amérique. En plus des instruments à vent et des percussions précédemment étudiés, les hommes préhistoriques inventérent et utilisérent des instruments de la famille des cordes pour lesquels nous allons nous attarder maintenant. Fort de ces anciennes trouvailles instrumentales, l’homme préhistorique détient des connaissances musicales qui lui permirent de produire des instruments plus élaborés. Il inventa et produit alors la cithare. Cet instrument se composait d’une fosse spécialement creusée pour servir de caisse de résonnance qui était recouverte d’une plaque ou était tendue une tige de rotin fixée aux extrémitées par deux piquets en bambou pouvant atteindre jusqu’à quatre métres de longeur. Le son était produi en frappant le rotin avec deux baguettes de bois. Elle perdurera jusqu’à aujourd’hui mais connut des évolutions. En effet les hommes préhistoriques, le Roi David ou encore Ravi Shankar ( musicien Indien du vingtiéme siécle ) , parmi tant d’ autres, l’utilisaient pour leur plus grand plaisir. Par la création de la cithare l’homme préhistorique instaura la caisse de résonnance, le manche et les mécaniques. Ces éléments sont utilisés par la majorité des instruments de la famille des cordes. Cet instrument eut en conséquence une influence majeure dans l’existence des instruments à cordes de toutes les époques. Conjointement apparait l’arc musical. Il se compose d’une tige en rotin tendue sur un demi-arc planté dans le sol. Le son est obtenu en pinçant ou en frottant la tige en rotin. Bien que trés simple l’arc musical donna naissance vers le troisiéme millénaire avant Jésus-Christ à la harpe et à la lyre, deux instruments relativement proches. Au deuxiéme millénaire avant Jésus-Christ le luth est apparu en Mésopatamie ( bien que rare il continut d’etre produit et est étudié dans de nombreux conservatoires français ) . Les hommes prehistoriques inventérent encore d’autres instruments à cordes avec des boyaux ( longtemps utilisés ) , des cheveux humains, des lianes, du bois, du rotin ou des crins de chevaux. La cithare, l’arc musical, la harpe, la lyre et le luth traversérent les siécles et les continents pour être encore utilisés de nos jours dans la quasi totalité du globe. Ces instruments ont néanmoins connu des modifications. C’est donc à la préhistoire que les trois grandes familles d’instruments furent inventée : la famille des vents, la famille des percussions et la famille des cordes. Jamais dans l’histoire naitra un instrument en dehors de ces trois familles.

Voici à gauche le sifflet et le racle, au centre la lyre datant de 423 avant Jésus-Christ et à droite le luth.

 

  

 

 

En Europe la musique apparait que trés longtemps aprés sa naissance c’est à dire à l’antiquité. Son histoire commença dans les pays méditérannéens car les premiers instruments arrivérent en Europe des pays du Sud du globe par voie maritime vers les ports méditerannéens. C’est en Gréce que sa présence fut la plus importante. Dans ce pays circulérent la cithare, la lyre, la harpe, la kithara, le luth ainsi que d’autres instruments principalement de la famille des cordes. La kithara se constituait d’une caisse de résonnance prismatique auquelle s’ajoutait un manche et des cordes. Trés populaire en Gréce cet instrument est probablement l’ancêtre de la guitare. Cela est plosible car le nom guitare provient du Grec kithara néanmoins aucun historien n’a pu l’affirmer. A l’époque les instruments de musique étaient produis artisanalement et en petite quantité. La plupart étaient rares et chers. Leur usage était en conséquence limité. Ils étaient principalement utilisés au cours des événements publiques tels que les campagnes militaires, les représentations théatrales et les courses de chars. Progressivement ces instruments vont se répandrent dans d’autres pays d’Europe comme la France, l’Angleterre et l’Allemagne. Dans le but d’accroitre les qualités des instruments, des luthiers de l’époque vont parvenir à des évolutions bénéfiques.

 

Détail de peinture d’un tombeau étrusque représentant un double aulos et une lyre, datant de 475 avant Jésus-Christ

 

Malgré l’engoument populaire pour la musique, un événement va drastiquement freiner son développement et sa croissance. Dés le début de l’ère chrétienne, les Pères de l’Eglise vont rejeter fermement les instruments de musique qu’ils vont juger trés néfastes pour la société, plus particuliérement pour la jeunesse chrétienne. Ce rejet fut trés fort, quasiment unanimement respecté et durera jusqu’au Moyen-Age. Au quatriéme siécle aprés Jésus-Christ le concile d’Arles excommunie les acteurs et gens de théatre dont les organistes et les citharistes. Au cinquiéme siécle aprés Jésus-Christ Saint Jérome écrit à l’une de ses paroissiennes :  » Efforcez-vous de donner à votre fille une éducation digne de son rang. Elle doit être sourde aux instruments de musique et ignorer à quoi servent les flutes et les cithares.  » . La répression imposée aux musiciens par l’Eglise vont les obliger à choisir de nouveaux métiers. Les musiciens et les luthiers vont alors délaisser leur instruments. La pratique musicale était presque nulle dans les pays christiannisés jusqu’au Moyen-Age.

Il faudra attendre le Moyen-Age, dans les pays chrétiens, pour retrouver une vie instrumentale et musicale. A cette époque les instruments réaparurent car l’Eglise cessa sa répression. Les instruments à cordes tenaient une place importante et c’est en 1552 que la premiére tablature fut rédigée. Il s’en suit d’autres recueils musicaux qui permirent à de nombreux musiciens de parfaire leur culture musicale. En plus de la naissance de la tablature au seiziéme siécle, plus de mille instruments furent fabriqués. La musique se refit une beauté et recommenca a être populaire et présente dans la société. Au Moyen-Age les instruments à cordes étaient souvent utilisés par les troubadours ambulants qui parcouraient les régions pour jouer dans les villages ou étaient salariés dans les cours royales ou princiéres.

 

Premiére tablature de 1552

 

Historiquement les premiéres preuves de l’existence de la guitare que nous possédons datent du seiziéme siécle. La premiére guitare connue fut la guiterne ou quinterne, qui apparut au 16éme siécle. Le corps de la guiterne était composé d’un dos arrondi, consistué de lames de bois accolées qui étaient liées à la table d’harmonie par des éclisses qui lui sont perpendiculaires. Ce corps ressemble à celui du luth ou de la mandoline. La face du corps était constituée d’une table d’harmonie trouée sur la partie supérieure d’une rosace. La table se prolongeait légérement sur le manche. La rosace était bordée de superbes marqueteries de nacre, d’ivoire ou d’ébene. Le centre de la rosace était également orné d’une rose en parchemin découpée et collée sur plusieurs niveaux créant ainsi un effet de relief saisissant. Le chevalet était en bois, en forme de moustache, placé en bas de la table d’harmonie. Les luthiers ajoutaient souvent sur la table d’harmonie des ornements et des incrustations de bois. Les ajouts ésthetiques constitaient pour les luthiers le moyen de faire étalage de leur savoir faire et de hisser leur production au rang d’oeuvre d’art de grande qualitée. Le manche était une simple piéce de bois auquelle on rajoutait des frettes en boyau ( huit à dix pour le jeu pincé, moins pour le jeu gratté ) placées le plus souvent d’une mauvaise façon ce qui nuissait à la justesse de l’instrument. La tête était également une piéce de bois, dont les bords sculptés formaient des vagues, auquels étaient vissés de petits bouts de bois troués pour enrouler les cordes. La guiterne était dotée de quatre séries de double ou triple cordes. Les cordes n’étaient pas disposées des plus graves au plus aigues comme pour les guitares modernes mais en une série de tonalités montantes et descendantes. Elles correspondaient au quatre cordes les plus aigues de la guitare moderne : Ré – Sol – Si – Mi . Leur diapason était rentrant. A l’époque une corde correspondait à un coeur. La guiterne a quatre cordes était aussi appellée guiterne à quatre coeurs. La guiterne était produite à la maniére des violons de l’époque, auquels elle ressemblait. Son petit corps limitait le volume sonore mais sa qualité acoustique lui fit connaitre le succés. Comparé à des guitares modernes la guiterne était beaucoup plus petite mais sa forme générale était grossiérement similaire. Elles ressemblent fortement aux guitares parlor. La guiterne se distinguait fortement de ses fréres la cithare, la harpe ou le luth. Elle était beaucoup plus petite, beaucoup plus simple et son acoustique était incomparable. Le popularité ne fut pas immédiate car les gens n’avait pas confiance dans ce nouveau produit qui leur parraissait opsolette mais par la suite l’instrument connut un grand succés car il était facile à jouer, nouveau et détenteur de qualités sonores exceptionnelles. En plus de ce succés populaire la guiterne fut accepté par des grands musiciens de l’époque qui augmentèrent la notoriété de l’instrument ( = pourcentage de personnes qui connaissent un élément ) tels que Adrian Leroy, musicien renommé et premier auteur de méthode de guitare et Alonson Muddarra, guiterniste espagnol.

 

 

 

Guiterne de 1992

 

 

Au milieu du dix-huitiéme siécle Vincente Espinel (guiterniste et poéte espagnol ) eut l’idée de rajouter une cinquiéme corde à la guiterne, la corde de La. Etant une bonne idée les luthiers acceptérent cette innovation et produisirent ce type de guitare. Cette nouvelle guitare à cinq cordes ou cinq coeurs fut nommée guitare baroque en lien avec la période de musique baroque traversée par Vincente Espinel. Cette nouvelle guitare garda les fondements de la guiterne mais elle fut le fruit d’innovations pertinentes. Les courbes du corps furent augmentées, le corps et le manche furent allongés et élargis, augmentant en conséquence le diapason des cordes. Le dos pouvait être plat ou vouté. Les cordes devinrent : La – Ré – Sol – Si – Mi . Ces évolutions eurent comme impact d’augmenter le volume sonore et d’améliorer la qualité sonore de cette guitare. Ces améliorations augmentérent la popularité et la place de la guitare dans le monde musical. Devenu dépassée la guiterne s’effaca progressivement au profit de la guitare baroque. Il y eut beaucoup plus de production de guitares baroques que de production de guiterne.  En plus de son succés populaire la guitare baroque fut utilisée par des grands compositeurs de l’époque qui aimaient l’instrument tels que François Campion ( 1688 – 1748 ) , Antoine Carré ou Santiago de Murcia. La guitare baroque initia l’ascension de la guitare. Malgré le déclin de la guiterne, la guitare baroque ne fut pas la seule sur le marché de la guitare, elle dut partager celui-ci avec une autre invention parvenue aprés la guiterne, la guitare battente. Bien que de trés bonne qualité la guitare battente n’était que la poursuivante de la guitare baroque. Cette place est principalement due à la forte exportation de la guitare baroque en Europe qui y était plus populaire que la guitare battente, cantonnée à son pays natal.

Voici à gauche un tableau de 1662 représentant une joueuse de guitare baroque et à droite deux guitares baroques pragoises

 

La guitare battente , de son vrai nom  » chitarra battente  » en Italien, était une guitare d’ Italie méridionale à cordes pincées qui fut inventée au dix-septiéme siécle. Son appellation signifie en français  » guitare battu  » ou  » guitare jouée avec un plectre  » . Cette rustique guitare est la cousine de la viola portugaise. A l’époque elle était utilisée seulement au Sud de l’Italie, aujourd’hui elle est encore utilisée dans les orchestres populaires Italiens et Portugais. La guitare battente était radicalement différente de la guiterne et de la guitare baroque. Elle était plus longue et plus large ( c’est le cas de l’ensemble de ses composantes ) et sa caisse de résonnance était plus profonde et plus bombée. Son dos était toujours bombé ce qui lui donna le surnom de guitare en bateau. Sa table d’harmonie s’inclinait depuis le chevalet jusqu’au bord inférieur, ce qui permettait de fixer les cordes non sur le chevalet frontal mais sur les éclisses. Sa rosace était singuliérement décalée de l’axe du manche, manche qui était doublé d’une touche ( principe universallement utilisé depuis ) et fourré d’un fil de fer en spirale qui vibrait par sympathie créant alors un son particulier et agréable. La compositon et la forme de la tête étaient les mêmes que celles de la guitare baroque mais ses mécaniques étaient à friction c’est à dire qu’elles étaient maintenues sur la tête par une fixation sur l’ancrage. Elle possédait cinq cordes en métal, c’était donc une guitare à cinq coeurs, de même diamétre. Les cordes pouvaient être accordées de deux maniéres. Soit en Mi – Si – Ré – La – Do soit en Mi – Si – Sol – Ré – La. Le volume sonore et les qualités acoustiques de la guitare battente étaient bien meilleurs que ceux de la guitare baroque. C’est ce qui explique son franc succés en Italie qui était un pays trés musical à cette époque.

 

 

 

Guitare battente du dix-huitiéme siécle

 

Nous venons de voir que du seiziéme au dix-huitiéme siécle la guiterne, la guitare baroque et la guitare battente étaient les seules guitares qui existaient. Tout au long de cette période la guitare évolua et se développa tant au niveau technique qu’au niveau de sa pratique. En effet d’abord rejetée par les musiciens effrayés par la nouveauté, elle fut acceptée par la suite par de plus en plus de musiciens amateurs et professionnelles et améliorée par les luthiers de l’époque qui recherchaient l’excellence. Elle accéda de nouveaux pays comme l’ Autriche, la Suisse, la Belgique ou le Danemark et fut largement utilisée dans les cours royales tels que la Cour du Roi Soleil et la Cour du Danemark. Le Roi Soleil qui apprit la guitare baroque aprés son mariage avec la princesse Marie-Thérése, la fille du Roi d’Espagne Philippe Quatre, avec le professeur renommé Bernard Jourdan De La Salle, donna une grande place à la guitare à Versaille. Cette longue croissance et ce long développement fit augmenter sensiblement le nombre d’instruments en circulation, le nombre de guitaristes, le nombre d’oeuvres musicale et le nombre de tablatures. Bien que déjà trés prospére, le monde de la guitare va connaitre à la fin du dix-huitiéme siécle une véritable révolution qui modifira grandement l’existence future de la guitare. Cette révolution fut le fruit de l’invention de la guitare à six cordes.

C’est en 1780 que la premiére guitare à six cordes nacquit, probablement en Espagne ( la localisation exacte et le nom du créateur ne sont pas connus ) . Cette guitare fut une évolution de la guitare baroque. La forme de la guitare fut simplifiée, le corps était plus large et plus sobre, la taille était plus ressérée et les courbes accentuées. Le dos était toujours plat et la caisse de résonnance était plus profonde. Le manche et la touche étaient plus longues et plus larges et se prolongaient sur la table d’harmonie. La modification du manche et de la nouvelle composition des cordes a obligé l’installation d’un barrage en éventail sur la partie inférieure de la table d’harmonie et l’élargissement de cette partie car les nouvelles caractéristiques de l’instrument imposaient une tension trés forte des cordes à la table d’harmonie dont le point central de tessiture se trouvait en bas de celle-ci. Sans ces modifications obligatoires la table d’harmonie aurait pu céder sous la pression des cordes. La tête était similaire à celle des guitares baroque. Les décorations étaient réduites au strict minimum. La sixiéme corde était la corde de Mi grave. Au début les luthiers gardérent les doubles et triples cordes mais elles furent rapidement changées par des cordes simples pour simplifier l’instrument. Les cordes furent désormais disposées de la plus grave à la plus aigue ( comme maintenant ) dans l’ordre suivant : Mi grave – La – Ré – Sol – Si – Mi aigue . L’ensemble des modifications apportées à la guitare baroque eurent pour retombé d’accroitre toujours plus le volume sonore, d’augmenter les capacités sonores de l’instrument et d’améliorer la qualité du rendement sonore de l’instrument. Cette nouvelle guitare connait trois appelations différentes : guitare à six cordes, guitare à six coeurs et guitare romantique. Sa lutherie excellente place directement la guitare romantique au rang de meilleure guitare au Monde dans tous les domaines. C’est de cette guitare que les luthiers contemporains se sont inspirés pour produire leur guitares modernes. Ce fut le dernier stade de l’évolution de la guitare bien que cette derniére a connu de nombreuses modifications, elle garda la même base. Avec six cordes la guitare est devenue un instrument majeur comme le fut le piano ou le violon. Sa place dans les orchestres augmenta car il était plus facile d’utilisé cette nouvelle guitare avec d’autres instruments que ces ancetres et que les qualités musicales de l’instrument étaient proches de l’excellence. Les musiciens avaient donc un grand intéret de l’utiliser. Et c’est ainsi que le nombre de grands compositeurs utilisant la guitare augmenta considérablement. Parmis eux figurent les célébrissimes Mozart, Bach, Albeniz, Berlioz, Haydn, Shubert ou Beethoven. Il est a noté que Berlioz, Schubert, Paganini et Weber, entre autres, étaient guitaristes. Les œuvres musicales avec de la guitare s’accrurent considérablement de même que le nombre de guitares et de guitaristes. La guitare devint également mondiale. Cette évolution bien que trés forte se perpétra jusqu’à aujourd’hui, période ou la guitare est l’instrument de musique le plus populaire et le plus utilisé au Monde.

Voici deux représentation de guitare romantique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’amélioration de l’instrument n’ayant pas de limites, différents luthiers à travers les continents continuérent à travailler sur la guitare romantique afin de l’améliorer. Parmi cette foule d’hommes un luthier sortit du lot, Antonnio Torres. Antonio Torres est né en 1817 prés d’ Almeria dans le sud de l’Espagne. Dans son enfance Antonnio apprit et pratiqua la guitare assidument. Il aimait énormement l’instrument. A sa majorité le jeune homme fit un apprentissage de luthier auprés du maitre, trés renommé en Espagne, José Pernas à Grenade. Au fil des années Antonio se familiarisa de plus en plus avec les rudiments de la lutherie et finit par acquérir un ensemble de connaissances et de compétences lui permettant de quitter sa formation pour se lancer comme luthier professionnel. Il quitta alors Grenade pour s’installer à Seville au début des années 1850. A cette période il demarra son activité de luthier dans une petite échoppe de guitare dans la rue de la Cerragéria. Trés vite grâce à la qualité de son travail des guitaristes de talent trés renommés, lui devinrent fidéles. Parmi eux il y eut Julian Arcas et Francisco Tarrega ( 1852 – 1909 ). Sa carriére de luthier dura approximativement vingt ans, de 1850 à 1869, au cours de laquelle il produisit plus de 300 guitares. En 1869 son échoppe ferma à cause de problémes financiers ce qui l’obligea à occuper une autre profession de 1869 à 1880 à Almeria. Antonio Torres fut un luthier important dans l’histoire de la guitare car il transforma la guitare baroque en guitare classique, guitare qui fut la base de toutes les autres productions et qui fut largement utilisée. En effet les luthiers post Torres utilisérent toutes ces dimensions pour élaborer leur propres guitares. Torres mit au point des évolutions qu’il appliqua à la guitare classique pour lui donner la forme que nous avons tous admirée dans les magasins de musique au travers des productions de differentes marques nationales ou étrangéres. Il améliora grandement les qualités sonores de la guitare en augmentant considérablement les dimensions de l’instrument, en utilisant des matériaux plus légers et des tables plus fines de telle sortesque les nouvelles dimensions ne rendent pas les guitares trop lourdes. Il instaura un systéme de sept barrages en éventail disposés entre la rosace et le bas de la table d’harmonie. Pour ce faire il fit de nombreuses expérimentations. Il s’était concentré sur les barrages car il avait la conviction que la table d’harmonie et les barrages constitaient le point vital de l’instrument. Ce systéme fut admit par de nombreux luthiers qui s’en servirent de modéle. Torres augmenta également le diapason qui atteignit 65 centimétres, élargit la touche et débarassa la guitare de décorations. Avec Antonio Torres la guitare classique était née. Toutes les guitares actuelles sont de la même forme générale que les guitares d’Antonio Torres. Etant donné l’importance et la qualité de ces trouvailles Antonio Torres n’a pas connu le succés qui l’aurait mérité. Il mourrut à Almeria en 1892 à l’age de 75 ans.

 

Photographie d’Antonio Torres

 

 

 

Guitare d’ Antonio Torres

 

L’étude de l’histoire des instruments me permet de conclure que l’importante évolution instrumentale est le fruit du travail acharné d’artisans intensément motivés par le développement de leur instruments. Au fil des millénaires, en fonction des nouveaux matériaux exploitables, de l’apport d’accessoires, de modification des formes, de l’augmentation du nombre de cordes, de l’augmentation des connaissances, des compétences et des techniques l’homme créa une multitude d’instruments. Au fil des siécles la qualité des instruments augmenta et la musique se dévelloppa grandement pour le plus grand plaisir de la population. L’histoire des instruments et de la musique est extremmement vaste et intéressante. Mon récit n’en n’est qu’une infime partie. Notre culture musicale actuelle est grandement due à ce lourd passé qui se doit d’etre respecté à sa juste valeur et prolongé par l’ensemble de nos pratiques musicales. N’oublions pas que la musique est avant tout un plaisir qui réunit toutes ces personnes.

 

Source : http://histoireetviedelaguitare.

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