Polémique autour de Bob Dylan

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En couverture du magazine Rolling Stone – version américaine datée du 14 septembre 2012  – Bob Dylan se confie dans un long entretien avec le journaliste Mikal Gilmore, il explique ses relations avec Bruce Springsteen ou John Lennon auquel il rend hommage dans la chanson Roll on John disponible sur son dernier album, Tempest un album avec des morceaux qui entreront vite au panthéon dylanien.

Dylan encore fringuant à  71 ans donne par la même occasion son avis sur les films qui lui sont consacrés, I’m Not There de Todd Haynes sorti en 2007 ou Masked and Anonymous, réalisé par Larry Charles. Après quelques anecdotes croustillantes – dont son arrestation par la police du New Jersey en 2009 – Dylan revient ensuite sur son accident de moto en 1966 qui l’a « irrémédiablement changé », avant de prendre le temps de régler quelques comptes avec les critiques qui l’ont accusé de s’inspirer un peu trop librement du travail des autres.

En 2003, le chanteur avait été accusé de plagiat par le Wall Street Journal. Le quotidien avait noté que certaines paroles de l’album Love and Theft (2001) étaient tirées d’une biographie écrite par un truand japonais, Confessions d’un Yakuza parue en 1995. En 2006, c’est au tour du New York Times de dénoncer un plagiat sur l’album Modern Times (2006). Dylan se serait fortement inspiré des œuvres d’un poète vivant au XIXe siècle.

«Ce sont les chochottes et les lavettes qui se plaignent de ça, ce n’est pas nouveau», a confié Bob Dylan au magazine Rolling Stone .

«Dans le folk et le jazz, la citation est une tradition riche et enrichissante, ça c’est vrai. Mais c’est vrai pour tout le monde sauf pour moi. Les règles sont différentes pour moi», regrette le chanteur, apparemment aussi énervé qu’amer.

«Je travaille en respectant les règles et les limites (de mon art), cela s’appelle composer. C’est une histoire de mélodie et de rythme, et après ça tout peu arriver. Vous vous appropriez le tout. On le fait tous», explique-t-il.

Bob Dylan enchaîne et rappel ensuite avec une vieille rengaine, l’attitude des personnes qui l’ont également condamné pour être passé de l’acoustique à l’électrique en 1965 lors du Newport Folk Festival:

«Tout ça parce que je joue de la guitare électrique? Comme si c’était équivalent à trahir notre Seigneur. Que tous ces sales enfoirés aillent brûler en enfer», a lâché le chanteur, lui-même croyant.

 

 

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